
Certes, les Suisses n'étaient pas des anges. Témoins, les sifflets du public bernois pour couvrir l'hymne turc et — les images, là, sont terribles — le violent coup de pied donné hier, à la fin du match, par Huggel à l'entraîneur adjoint de l'équipe adverse.
Reste que le comportement des joueurs de La Sublime Porte après leur défaite sur le terrain fut odieux. Et proprement écœurant.
Les sanctions tomberont sûrement, et elles seront, je l'espère, dures. Ceux qui ont laissé leur dépit se muer en haine et se sont acharnés sur leurs hôtes d'un soir comme des bêtes sauvages n'ont leur place ni dans le football, ni dans le sport en général.
Mais quelqu'un osera-t-il voir dans ces incidents plus qu'un triste dérapage, un signe ? Le signe, par exemple, que Turcs et Européens, décidément, ne sont pas sur la même longueur d'onde ? J'en doute. La faute au politiquement correct.


