Un ami m'a écrit
« La Part de l'autre d'Éric-Emmanuel Schmitt est le livre que je suis en train de lire ces jours-ci. L'auteur a imaginé ce que la vie d'Adolf Hitler aurait pu être si le jury de l'École des Beaux-arts de Vienne l'avait accepté le 8 octobre 1908. Cette minute-là aurait sans aucun doute changé le cours d'une vie... et de l'Histoire !
» Je te partage un extrait de ma lecture de ce jour. Adolf H., simple soldat, a survécu à de graves blessures. Il est soutenu par une sœur qui l'a encouragé à prier Dieu sur son lit d'hôpital, alors que les médecins le disaient condamné à vivre sa dernière nuit. Miraculé, il se confie à cette sœur dont il est amoureux...
» "[...] Votre Dieu, sœur Lucie, j'ai du mal à y croire pendant cette guerre. Je ne l'imaginais pas aussi amateur de carnage.
— Ce sont les hommes qui se font la guerre entre eux. N'allez pas mêler Dieu à ça, s'il vous plaît."
» Elle avait raison, Adolf le savait et y pensait sans cesse. Les animaux se mangent mais ils ne se font pas la guerre. Depuis le début du conflit, il comptabilisait ce qui différenciait les hommes des bêtes ; pour l'instant, il avait trrouvé le tabac, l'alcool et la guerre. Trois manières de se tuer plus vite. Au fond, l'homme se distinguait de l'animal par une impatience de la mort. »
Jean-Claude