La guerre en Afghanistan, il y a ceux qui y croient et ceux qui n'y croient pas. Ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. Le débat est sans fin. Au café du coin, ou devant la télé. Au lycée, au bureau, ou à l'église.
Et pendant qu'ici, l'on n'en finit pas de disserter sur le sujet, là-bas, des hommes, jeunes pour la plupart, meurent. Ou sont atrocement mutilés.
Pourquoi ? Parce que nous - vous et moi, que nous le voulions ou non - les avons expédiés vers cette terre hostile pour, leur avons-nous dit, qu'ils y défendent… notre liberté. Au péril de leur vie.
Et nous laisserions rentrer les blessés sans les saluer ? Et nous ne leur saurions pas gré des sacrifices consentis ?
« Ils savaient à quoi il s'exposaient », entend-on souvent. Est-ce une raison pour traiter avec indifférence ceux dont le seul crime est de s'être laissés convaincre qu'ils avaient hérité une noble mission ?
Je n'ai aucun goût pour la guerre. Mais j'estime de mon devoir de respecter ces hommes qui, pour avoir offert de combattre pour moi, ont tout perdu. Ou presque.
PS. Ces quelques lignes sont celles que m'a inspiré le témoignages des quatre « blessés pour la France » recueillis pour Le Monde daté 7 décembre 2010 par Nathalie Guibert.