| « […] En démocratie, hors événements exceptionnels, le peuple choisit les gouvernants à son image, ni meilleurs ni pires que les autres : ensuite, le pouvoir les corrompt — plus ou moins selon le cas.
» […] Les “grands hommes” sont le produit de circonstances historiques, pas du jeu électoral. La démocratie est un régime éminemment humain. Nous disons tous que nous souhaitons des gouvernants dignes et responsables, mais nous votons sur des critères programmatiques. Nos gouvernants sont le produit de cette société, où les parents hésitent à sanctionner leurs enfants quand ils sont impolis, où les enseignants hésitent à punir des élèves quand ils trichent. Quand on éduque plus à la responsabilité les enfants, on ne va pas se plaindre de ne pas la trouver chez les adultes. »
Chantal Delsol, Valeurs actuelles du 1er juillet 2010, p. 19 |
|