Deutéronome 11.8 : « Mettez donc en pratique tous les commandements que je vous communique aujourd’hui. Vous y trouverez les forces nécessaires pour prendre possession du territoire dans lequel vous allez entrer […]. »
Je me souviens d’escalades à vélo… interminables. Comme si leur but s’éloignait à mesure que j’avançais. Je n’avais alors qu’une envie : poser le pied à terre, m’allonger un moment sur le bord de la route et… faire demi-tour.
Où trouver alors les forces nécessaires pour rester debout sur mes pédales et m’accrocher jusqu’au sommet ardemment désiré ?
D’aucuns n’hésitent pas à comparer notre parcours terrestre à pareille randonnée : une randonnée sans fin. Comme si la belle terre qui nous a été promise n’en finissait pas de se dérober devant nous. Pas étonnant qu’il en soit parmi nous qui, à bout de forces, songent à abandonner.
Où trouver alors les forces nécessaires pour serrer les dents et tenir bon jusqu’à ce que s’ouvrent devant nous, enfin ! les portes du repos ?
La réponse divine ne saurait être réduite au seul élément qu’évoque notre texte. Cependant, nous commettrions une regrettable erreur en négligeant sa contribution originale.
Où trouver les forces nécessaires ? Dans la mise en pratique de tous les commandements que le Seigneur nous a laissés.
Curieux ? Pas tant que cela, lorsqu’on y réfléchit.
L’expérience nous montre, en effet, qu’il n’y a rien de plus « démoralisant » que la culpabilité. Et qu’il est d’autant plus facile de se décourager que l’on s’est montré négligeant en matière de justice.
Le péché non confessé ronge de l’intérieur. Il mine, affaiblit, épuise. Et ce faisant, il ôte jusqu’à la volonté de persévérer. L’« apostasie » – abandon et reniement – n’est plus alors qu’une question de temps.
Mais celui qui pratique les instructions reçues et ne s’en écarte pas, celui-là, au contraire, renouvelle ses forces. Tant et si bien qu’il tiendra, lui, au jour de l’épreuve ; et qu’il atteindra, lui, le but, je veux dire ce pays où coule le lait et le miel.
On ne joue pas à cache-cache avec Dieu impunément. Louvoyer devant lui ne mène à rien, sauf à sa perte.
Approchons-nous donc plutôt de lui pour lui avouer nos fautes, nous mettre au bénéfice de sa grâce, recevoir son pardon et lui dire notre détermination à vivre désormais d’une manière qui lui soit agréable.
Nous recevrons alors des forces nouvelles, insoupçonnées, et avec elles, la capacité de poursuivre notre course jusqu’à son terme. Alors, parce que nous aurons franchi la ligne d’arrivée en vainqueurs, nous recevrons, nous, la vie en guise de couronne.
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