Osée 11.4 * : « J’étais pour lui comme un père qui porte son petit enfant tout contre sa joue. »
Dieu n’a pas attendu l’irruption sur notre scène familiale des « papas-poules » pour donner à tous une leçon de tendresse paternelle. « Quand Israël était jeune, nous confie-t-il au verset 1, je me suis mis à l’aimer » — comme un père qui, à la naissance de son enfant, l’« adopte ».
Et le Seigneur de se décrire alors — versets 3 et 4 — comme celui qui prenait plaisir à « guider les premiers pas d’Éfraïm », son fils. « Je le dirigeais [alors], se souvient-il, avec ménagement, lié [que j’étais] à lui par l’amour. J’étais pour lui comme un père qui porte son petit enfant tout contre sa joue. Je me penchais vers lui pour le faire manger »…
Étourdissant ! — Mais quand on vous dit que notre Dieu est unique… Lui, le créateur et maître de l’univers, infiniment élevé au-dessus de tout ce qui est, lui, entendez-le bien, n’a jamais aspiré qu’à une chose : entourer de ses soins les plus tendres « ses enfants ».
Touchante est la bonté, attendrissante la douceur dont le Seigneur, aujourd’hui encore, enveloppe toutes celles et tous ceux dont il a eu un jour le bonheur de pouvoir faire ses filles et ses fils !
Étonnante est la tendresse divine, qui nous environne, nous tous qui, par la foi, nous sommes jadis solidement attachés à lui ! Elle est à coup sûr, notre bien le plus précieux dans le monde dur, sec et froid que nous connaissons.
Et dans le même temps, pour nous, pères terrestres, un appel. Appel à plus de tendresse encore dans nos rapports avec ceux qui nous ont été donnés comme enfants.
Qui a dit que la douceur était l’apanage des femmes ?
Pour Dieu, bonté, sensibilité, délicatesse riment avec père aussi bien qu’avec mère. Et il attend clairement de nous, pères, qu’à sa suite, nous entourions nos filles et nos fils de notre plus chaude affection, n’hésitant pas à les choyer, les câliner, les dorloter même, comme lui, le premier, aime à cajoler les siens, leur prodiguant chaque jour les marques d’affection et les paroles tendres qu’il sait indispensables au développement harmonieux et au plein épanouissement de leur personne.
* Traduction Bible en français courant, qui me paraît, ici encore, rendre le mieux le sens du texte
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