Apocalypse 2.19 : « Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. Mais […]. »
« Je connais », « je sais ». Rien n’échappe au regard du Seigneur. Réconfortant ? Oui et non.
Oui, parce que nous sommes assurés ainsi qu’il n’ignore aucun de nos besoins. Et qu’il pourra donc y pourvoir, selon la richesse de sa grâce.
Et non, parce notre conscience est loin d’être pure.
Sauf que, dans son étonnante générosité, « celui qui a les yeux comme une flamme de feu » choisit de ne nous adresser ses reproches — toujours justifiés — qu’après avoir relevé tout ce qui, en nous, le réjouit.
Prenez l’Église de Thyatire. Elle a ses faiblesses. Et le Ressuscité ne manquera pas de lui en faire grief.
Mais elle a aussi, grâce à lui, ses points forts.
Et ce sont eux qu’il décide de mettre en avant : son amour, sa foi, son service et sa persévérance.
Charitable, le Seigneur l’est à coup sûr. Qu’il en soit remercié.
Cela posé, intéressons-nous un instant à ce qu’il a repéré d’agréable dans le comportement de ses disciples asiates.
En bref : ils portent du fruit, et leur fruit est plus abondant aujourd’hui qu’hier.
Ils portent du fruit. Et ce fruit s’appelle « amour », « foi », « service » et « persévérance ».
Amour, d’abord. Amour qui se met en peine. Pour Dieu. Pour les autres. Librement. Joyeusement.
Foi, ensuite. Foi-confiance. Confiance absolue en la puissance, la providence et l’amour divins.
Et puis, service. Cet esprit doux et humble qui pousse tout naturellement l’un à se mettre au service de l’autre.
Persévérance, enfin. Cette capacité surnaturelle de demeurer inébranlable à l’heure de l’épreuve.
Ils portent du fruit, donc. Mais pas seulement : leur fruit est chaque jour plus abondant.
Que ce soit dans le domaine de l’amour, de la foi, du service ou de la persévérance, ils ne cessent de progresser.
Or, s’il est une chose qui réjouit le cœur de notre Dieu, c’est bien que ses enfants progressent.
Qu’en est-il de nous ? Si Christ nous adressait une lettre, un courriel, un SMS aujourd’hui, s’y féliciterait-il du fruit que nous-mêmes portons ?
Et à supposer qu’il ait plaisir à approuver notre propre disposition à aimer, croire, servir et persévérer, devrait-il nous complimenter encore pour nos progrès évidents ?
Notre amour est-il plus fort, notre confiance plus entière, notre dévouement plus joyeux et notre constance plus grande aujourd’hui qu’hier ?
Puisse la touchante générosité du Seigneur à notre égard nous presser de chercher à porter un fruit toujours plus abondant.
Pour son plaisir. Pour sa gloire. Et pour notre bonheur.

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