
8 heures 45 au Palais des arts et de la culture d'Issy-les-Moulineaux. Il pleut. Les musiciens arrivent. Et quelques autres. Installation des instruments, réglage des micros, essais de voix.
9 heures. Les corbeilles et les coupes qui serviront à la célébration de la Sainte Cène sont en place. Deux enfants hilares courent à perdre haleine dans les travées vides.
9 heures 30. Les membres de la chorale de l'Entente, hauts blanc, bas noir, se rassemblent dans les coulisses. Mouvements d'assouplissement, vocalises. Le ton monte.
9 heures 45. La scène se peuple. Tandis qu'un groupe musical de la Rue de Sèvres procède à ses derniers tests, Dennis Martin place ses choristes.
10 heures 5. Le hall d'entrée s'anime. L'équipe d'accueil est à pied d'œuvre. Dans un coin, les vingt-six préposés au service de la Sainte Cène et de la collecte reçoivent les dernières consignes. L'Avenue du Maine est prête à recevoir les petits qu'on voudra bien lui confier.
10 heures 15. On cherche une chaire. Il manque un micro. « Mais où sont donc les programmes ? » Premiers émois du côté des organisateurs. Les choristes, eux, donnent de la voix.
10 heures 30. La tuile ! Les « Porteurs d'espoir » désespèrent : ils n'ont pas de chaises pour asseoir les enfants. L'inquiétude des chefs est visible. On cherche une solution. Mais Oral Hatava s'est déjà résigné : « Nous ferons ce que nous pourrons avec les moyens qui nous sont donnés ». Je remercie Dieu pour l'abnégation de mon frère.
10 heures 45. La fièvre monte. La salle se remplit. Un léger brouhaha laisse à penser que l'humeur générale est à la joie. Serge, puis Paul, puis Joël regardent leur montre. C'est l'heure, mais la foule continue d'entrer.
10 heures 55. Joël Mikaélian donne le feu vert. Les musiciens ouvrent la fête. Le culte commun version 2007 est parti.
Aux commandes, Katie Badie et Serge Oberkampf. Ils ont choisi de faire dans la sobriété. Les paroles sont pesées, les prières appropriées, les transitions étudiées. Solennité et profondeur sont les marques de leur présidence.
Les chants, eux, appartiennent à des répertoires fort différents. Pour nous aider à les interpréter, deux voix sûres : Florence et Vola, intelligemment accompagnées par les piano, violon, guitare, basse et batterie de Stéphanie, Judith, Emmanuel, Stéphane et Miriam.
La prédication est l'œuvre de Louis Schweitzer. Année de l'enfance oblige, les « petits » sont à l'honneur. Les sans-grades, les obscurs, les parias. Le Royaume n'est-il pas pour eux ? L'appel est au respect de ceux que le monde méprise. À leur service également. L'homélie est posée, claire, efficace.
L'offrande, cette année, est destinée à deux œuvres dont le but est de venir en aide aux enfants les plus démunis : l'association « Porteurs d'espoir » et la « Communauté évangélique de la restauration ». La première œuvre à Paris, la seconde dans les quartiers pauvres de Bobo Dioulasso, au Burkina Faso. L'une et l'autre ont à cœur de manifester à ces jeunes vies l'amour que Dieu leur porte.
12 heures 20. Un « Oh ! Happy Day » époustouflant clôt la rencontre. Déjà. Le temps a passé si vite !
12 heures 30. L'entresol du Palais ressemble à un hall de gare parisienne un jour de grève. Ou de départ en vacances. Ravitaillés par l'Église arménienne locale, les cinq ou six cents participants se saluent, s'embrassent, se congratulent. Seigneur, que c'est beau, des Églises qui se rencontrent et des chrétiens qui s'aiment !
13 heures 10. Le silence est revenu. Le Palais est vide. Ou presque. Une poignée s'affaire encore pour ranger ce qui traîne encore. Le culte commun 2007 est mort. Vivement le prochain !