1 Jean 5.16 : « Et Dieu donnera vie à ce frère. »
Que pouvons-nous nous souhaiter de meilleur que la vie ? la vraie, celle qui ne se déguste qu’auprès du Seigneur ?
C’est David qui, en son temps déjà, s’émerveillait : « Tu me fais connaître le sentier de la vie ; il y a d’abondantes joies dans ta présence, un bonheur éternel à ta droite » (Psaume 16.11).
Si donc il est une bénédiction que nous ne pouvons pas ne pas ardemment souhaiter à nos frères et sœurs en la foi, c’est bien celle-ci : le bonheur de se savoir l’objet de la bonté, de la sollicitude et de la tendresse divines.
Mais que faire lorsque le péché surgit et prive d’un coup l’un de ces amis de cette douce béatitude ? Se gausser ? Juger ? Colporter ? Médire ?
Que non ! répond l’apôtre Jean. Prier plutôt. 1 Jean 5.16 : « Si quelqu’un voit son frère commettre un péché […], qu’il prie. »
Prier, donc. Telle est la réaction quasi instinctive que Dieu attend de nous dès lors que nous voyons notre frère trébucher.
Mais prier pour quoi ? Pour que Dieu rende la vie à ce bien-aimé malheureux.
Par quoi nous entendons qu’il le persuade bientôt de reconnaître sa faute et d’invoquer sa grâce pour retrouver au plus vite cette qualité de vie unique que seuls connaissent ceux avec qui Dieu est pleinement réconcilié.
Parmi toutes les expressions possibles de l’amour fraternel, la prière n’est pas la moindre, qui nous offre l’occasion de plaider avec passion la cause de notre prochain auprès du Seigneur.
Parce que nous ne pouvons nous accommoder de sa tristesse et que rien ne nous fera davantage plaisir que de voir son visage rayonner à nouveau.
Puisse notre amour les uns pour les autres nous dicter cette ambition commune : prier, encore et toujours, pour qu’aucun de nous ne soit privé longtemps de cette vie abondante qui ne se savoure qu’auprès de Dieu.