Quelle image avons-nous du roi David aujourd’hui ? Un joueur de harpe ? un poète, auteur des psaumes ? un vaillant guerrier ? un homme pieux qui consultait l’Éternel pour tout projet ?
Un modèle ou presque… Car, comme chaque être humain, il a connu des égarements. Quelle idée, par exemple, que d’avoir voulu opérer ce malheureux dénombrement du peuple sans l’ordre de Dieu, péché qui eut pour conséquence trois jours de peste et, donc, soixante-dix mille morts en Israël* ? N’était-ce pas au Dieu d’Israël qu’il devait toutes ses victoires passées ? Avait-il oublié ? En était-il arrivé à prétendre pouvoir s’en sortir tout seul, sans l’aide de Dieu ?
Choquant, dites-vous ? Peut-être.
Mais sommes-nous meilleurs que lui ? Nous avons tout en Jésus, et il nous arrive pourtant à nous aussi de former nos projets sans le consulter, faisant comme s’il n’existait pas. Et puis, le roi David ne s'était-il pas simplement comporté comme n’importe quel chef d’armée ? C'est-à-dire comme nous, qui faisons si souvent comme les autres…
Le problème, c’est que la noblesse oblige.
Plus Dieu nous a éclairés, plus notre responsabilité est grande. Si l’apôtre Paul souligne la priorité donnée aux Juifs dans l’annonce de l’évangile, il n’oublie pas de préciser qu’un
Juif qui fait du mal est plus coupable qu’un païen, puisqu’il connaît la loi et les prophètes*.
Que dire de nous, alors ?
N’y a-t-il vraiment plus aucune « zone d’ombre » en nous ? Arrivons-nous à chanter sincèrement le chant « Tout à toi, que ma vie soit tout à toi… » ou le trouvons-nous
un peu excessif ?
Joab, le chef de l’armée d'Israël, avait tout essayé pour persuader le roi de renoncer à son projet insensé. Mais David refusa d’entendre.
Et nous, avons-nous plus de sagesse que
le roi ? Écoutons-nous toujours les conseils avisés des amis qui nous veulent du bien ? Et, surtout, laissons-nous Dieu sonder régulièrement notre cœur* ?
Il est certain que Dieu a permis l’endurcissement de David pour exercer son jugement sur le peuple pour ses péchés, hélas ! particulièrement nombreux. D’après la version de la même histoire apportée par 1 Chroniques 21, Dieu s’est carrément servi de Satan pour aveugler le roi en le laissant momentanément s’enfoncer dans sa suffisance et dans son orgueil…
Mais est-ce une excuse ? David a-t-il été obligé de commettre ce péché ? Sommes-nous obligés de nous éloigner
de Dieu ?
La réponse est non. Accrochons-nous plutôt aux promesses de Dieu. Faisons-lui confiance en tout. Jésus a tout payé à notre place.
Et il y a plus encore : l’Esprit de Dieu est là pour nous rappeler ce que Dieu a dit et pour nous aider à cheminer droit, malgré notre faiblesse naturelle. Qu’attendons-nous pour confesser nos égarements* et prendre un nouveau départ avec Lui, puisque c’est encore possible ?
Jan Bialecki
* Lire 2 Samuel 24.1-15 et 1 Chroniques 21.1-8
* Lire Romains 1.16 et 2.9-10
* Lire Psaume 139.23-24
* Lire 1 Jean 1.8 -9