Si nos propres œuvres ne comptent pour rien dans notre salut, à quoi sert que nous nous « décarcassions » pour faire le bien ?
Réponse de Paul, l'apôtre : votre méconnaissance des réalités spirituelles vous fait divaguer ! La question n'est pas de savoir s'il est utile que vous vous efforciez de vivre une vie juste, mais plutôt de savoir si vous avez le choix !
Et Paul de nous proposer dans les chapitres 6 et 7 de sa Lettre aux Romains trois images illustrant notre condition en tant que croyants, dont la leçon est la même : vu ce que nous sommes, nous ne pouvons porter autre chose qu'un fruit qui honore Dieu.
Nous avons été baptisés
La première image est celle du baptême. Lorsque nous avons été baptisés, nous avons signifié les conséquences immédiates de notre adhésion à Christ par la foi : devenus un avec lui, avec lui nous sommes morts au péché, et avec lui aussi nous sommes re-nés à une vie nouvelle.
Or, cette vie nouvelle est celle de Christ : une vie entièrement tournée vers Dieu et à jamais préoccupée de lui être agréable en toutes choses.
Nous avons été affranchis
La deuxième image est celle de l'esclavage. Lorsque nous nous sommes attachés à Christ par la foi, nous avons été affranchis. D'esclaves du péché, nous sommes devenus d'un coup esclaves de la justice.
Or, dès lors que nous avons changé de maître, il ne peut plus être question pour nous de servir l'ancien. C'est au nouveau que nous nous dévouons désormais entièrement.
Nous avons été dégagés
La troisième image est celle du mariage. Nous étions liés à la loi comme à un conjoint. Et cette loi, en nous renvoyant constamment à notre faiblesse, nous accablait. Mais en nous unissant à Christ par la foi, nous sommes morts. Nous ne sommes donc plus liés à la loi, mais à Christ.
Or, ce lien nouveau engendre (sur)naturellement en nous un fruit inédit, qui nous rend agréables à Dieu.
Pourquoi donc nous « décarcasser » ? Parce que nous ne pouvons pas faire autrement. Et que c'est ainsi que nous réjouissons le cœur de notre Père.
D'après Matthieu Sanders