Effroyables, ces dix fléaux qui ont frappé l'Égypte pour cette seule raison que son pharaon ne voulait pas laisser les Hébreux recouvrer leur liberté !
Le dernier, surtout, qui visait tous les premiers-nés. Et qui les emporta tous, sauf ceux protégés par le sang d'un agneau sacrifié, hâtivement badigeonné autour de la porte d'entrée de leur maison.
Terrifiantes, oui, ces plaies infligées à la nation qui retenait captif le peuple élu !
Sans commune mesure, pourtant, avec celles qui, quelques quatorze siècles plus tard, s'abattirent sur Christ. Au Golgotha.
À la croix, en effet, parce qu'il avait choisi d'y expier nos fautes, toutes nos fautes, Christ connut le malheur extrême : la colère de son Père. Puis son abandon.
C'est comme si tous les fléaux s'étaient conjugués pour le ravager.
Quant au Père, il ne s'épargnait pas la pire des douleurs : celle d'avoir à frapper lui-même son premier-né, avant de se détourner de lui, son unique, son bien-aimé.
Et pour quoi ?
Pour que, le Fils unique de Dieu ayant payé pour notre péché, nous n'ayons pas à en acquitter nous-mêmes le prix.
Pour que, Christ ayant subi à notre place la colère de son Père, nous ne connaissions jamais, nous, que son amour.
Pour que, Jésus ayant été fait malédiction pour nous, nous soyons en droit, nous, de ne plus attendre de Dieu que sa bénédiction.
Puissions-nous savoir gré à notre Sauveur d'avoir voulu nous arracher ainsi au destin funeste, mais juste, qui était le nôtre dès lors que nous avions offensé Dieu.
P.S. Et que vienne bientôt le jour où l'Égypte rebelle elle-même se mettra au bénéfice de l'œuvre salvatrice de Christ ! (Ésaïe 19.23-25.)
D'après Matthieu Sanders