Lundi 28 juillet
16h00 — Casa diocesana de espiritualidad Beato Manuel González, Camino de los Almendrales à Malaga.
Les participants arrivent par petites vagues. Ils viennent tous du nord. Et transpirent déjà à grosses gouttes. L'air conditionné promis ! où est l'air conditionné promis ?
Retrouvailles joyeuses pour les uns, rencontres timides pour les autres. Chacun cherche dans sa mémoire le mot d'accueil appris jadis : « Hello! », « ¡Hola! », « Bonjour ! ».
19h30 — Réunion d'ouverture. Les Espagnols, que dis-je ? les Andalous assurent le spectacle. David Rivero, pasteur de l'Église baptiste de Malaga, est à la baguette. Ambiance chaleureuse. De la musique, beaucoup de musique ; des chants, beaucoup de chants ; et même de la danse, pour le plus grand bonheur de tous, de Keith Johns en particulier.
22h30 — Le dîner avalé, on se sépare. Tandis que certains se répandent dans les rues de Malaga à la recherche d'une terrasse accueillante, d'autres préfèrent se retirer dans l'étuve qui leur sert de chambre.
Mardi 29 juillet
8h00 — Première réunion de prière. Paul Appéré est de service. Ils sont dix, puis quinze, puis vingt à le rejoindre pour un moment de louange et d'intercession. Les traits sont tirés, mais les prières ferventes.
8h30 — Petit déjeuner. On se rue sur le café : il en faudra plus d'une tasse pour rester éveillé et alerte toute la matinée.
9h30 — Temps d'édification. Au micro, David Burt. David est missionnaire en Espagne depuis plus de quarante ans.
Son thème, ce matin : la confiance (Matthieu 11.25-27). Pour connaître le Père, il faut connaître le Fils. Et pour connaître le Fils, il faut croire en lui. Autant dire que la connaissance du Père est à la portée de tous ; car si tous ne peuvent être savants, tous peuvent être confiants. Comme ces tout-petits que le Seigneur aime à citer en exemples.
10h30 — Incroyable, mais vrai ! Nos amis d'outre-Manche ont obtenu une pause café une heure seulement après le petit déjeuner. Ils sont vraiment forts, ces Anglais ! L'occasion pour tous de faire meilleure connaissance.
11h30 — C'est l'heure du plat de résistance. Pour le servir, Ray Evans. Ray a étudié à Oxford et il est pasteur de l'Église baptiste de Bedford depuis vingt-cinq ans.
Partant du récit des deux frères (Luc 15.11-32), Ray suggère qu'il existe trois manières de vivre : irréligieuse, religieuse et… chrétienne. Est-il utile de préciser qu'il préfère la dernière ?
12h30 — Les congressistes se constituent en cinq groupes, selon un savant mélange d'affinités linguistiques et de dates de naissance. Le but : s'efforcer de répondre à l'excellent questionnaire préparé par le conférencier. Thème récurrent : le « frère aîné » qui est en nous.
13h30 — Le déjeuner est excellent. Le personnel multiplie les efforts pour nous être agréable.
14h30 — Un autobus attend la foule de ceux qui ont choisi de passer leur après-midi au cœur du jardin tropical le plus important d'Europe : le Jardin botanique de la Conception.
Ceux qui sont restés à la Casa en savourent le calme à l'heure de la sieste.
19h30 — Soirée francophone. Des nouvelles d'Églises : Moutier, Court, Thonon-les-Bains, Genève et Paris-Ternes. Et des présentations, in absentia : Raphaèle Appéré, en mission au Tchad ; ou sous forme d'interviews : Jonathan Porteous et Paul Bourdois, étudiants en théologie, le premier à Aix-en-Provence et le second à Vaux-sur-Seine.
Mercredi 30 juillet
9h30 — Au menu : le repos. Celui qu'offre Christ, s'entend, à quiconque reconnaît son autorité et s'y soumet (Matthieu 11.28-30). Belle image, que celle du Sauveur venu soulager ceux qui sont fatigués et chargés.
11h30 — Coup d'œil sur notre société. Sa philosophie ? Elle tient en trois mots d'ordre, nous dit Ray Evans : « Fais-toi plaisir », « C'est toi, et toi seul qui compte », « Vis ta vie sans te préoccuper ni d'où tu viens ni où tu vas ». Question : Comment ne pas nous conformer à l'esprit de notre siècle ?
12h30 — On discute dur dans les ateliers : La sécularisation de notre monde est-elle inéluctable ? S'il est encore possible que les chrétiens inversent la tendance, comment doivent-ils s'y prendre ? Un point d'accord : le rôle primordial de la prière. Car qui, sinon Dieu, peut changer les manières de penser ?
14h30 — Temps libre. Promenade pour les uns, piscine pour les autres. Ah ! le bonheur de faire trempette quand le thermomètre se rapproche doucement des quarante degrés à l'ombre !
18h00 — Parangons d'abnégation, les délégués des Églises membres de l'ABE se retrouvent en Assemblée générale. Fort heureusement, l'ordre du jour a été allégé. Quelques points seulement, essentiels. Comme le choix ou la confirmation de Paul Appéré, Linda Davey-Garcia, Keith Johns et Marc Schöni comme membres du Comité de liaison. Ou l'organisation en septembre 2009 d'une première Conférence pastorale de l'ABE à Velingrad, en Bulgarie. Ou encore la tenue en Suisse de la prochaine Conférence.
Thème de réflexion soumis à l'Assemblée par son président, Ken Austin : Comment persuader d'autres Églises de se joindre à l'ABE ?
19h30 — « Coup d'œil sur le Royaume Uni » : c'est le titre de la soirée. En vedettes, les Églises de Bradford et d'Ipswich. Des nouvelles réjouissantes de croissance à tous égards.
Jeudi 31 juillet
9h30 — David Burt a choisi d'introduire la journée par une réflexion sur la compassion de Jésus. Solidement enracinée dans l'Écriture (Matthieu 12.15-21), la vision qu'il nous en donne est des plus rassurantes : « Il ne brisera pas le roseau froissé, et il n'éteindra pas le lumignon qui fume ».
11h00 — La journée a été élue Journée de détente. Chacun a fait son choix. Conséquence : les uns se laisseront emporter par l'autocar spécialement affrété de Frigiliana à Nerja, et du centre de Nerja à sa jolie plage, tandis que les autres se la joueront individualiste à fond, se concoctant leur bon plan à eux, sans rien demander à personne !
Un point commun tout de même : le soin avec lequel tous se préparent à la rencontre de Phébus ! Crèmes abondantes, verres teintés, chapeaux démodés, gourdes isolantes…
Bel, très bel après-midi, à en juger par les mines rougies et réjouies qui nous reviennent une à une.
19h30 — Après le réconfort, l'effort. Une rencontre inscrite au programme, censée offrir à chacun l'occasion d'interroger à sa guise notre conférencier. Les questions sont pertinentes, et les réponses brillantes. Si brillantes que les interprètes en perdent parfois le fil ! Et jettent l'éponge.
22h30 — Bien que déjà ivres de soleil, d'aucuns rêvent de poursuivre la fête à la terrasse d'un café. Les commandes fusent : sangrias, canas et autres copas de vino blanco. Mais chacun veillant sur l'autre, on ne consomme jamais qu'avec modération.
1h30 — La température a commencé de redescendre : trente-huit, trente-sept, trente-six degrés. C'est le moment de regagner ses quartiers et de chercher le sommeil dans une chambre sans air.
Vendredi 1er août
7h00 — Dernier jour. On se dit que la semaine a passé vite. Trop vite.
9h30 — Méditation surprise. David Burt veut nous parler de la vraie famille de Jésus : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère » (Matthieu 12.50) ; il nous livre un longue et passionnante réflexion sur… Jonas. Un prophète exemplaire, selon lui. Et les arguments qu'il cite en faveur de sa thèse ne manquent pas de poids.
11h30 — L'Évangile est unique, et le mode de vie qu'il induit semblable à aucun autre. Problème : Comment faire apparaître cette profonde originalité de la foi chrétienne ? S'appuyant sur sa solide expérience pastorale, Ray Evans nous suggère trois approches complémentaires : « Sors et proclame », « Viens et vois », « Aime et sers ». « Il y a vraiment trois façons de vivre, conclut-il ; montrons bien à quel point la troisième, celle que Christ nous enseigne, est nouvelle et belle. »
12h30 — La fin est proche, celle de la Conférence s'entend. Place à notre bien-aimé Secrétaire général, Nordine Salmi. Qui nous donne lecture d'un courrier daté du… 2 novembre 2008. C'est un congressiste qui s'exprime. Il se remémore son séjour à la Casa avec reconnaissance. Ce qu'il y a reçu a changé sa façon de voir et modifié sa manière d'agir. Ce n'est pas qu'il a atteint le but, mais il a ait quelques progrès. Il a le sentiment aujourd'hui d'être déjà un meilleur paroissien. Un meilleur citoyen aussi. Et d'avoir plus d'amis, qu'il s'efforce de ne pas oublier dans la prière.
Lettre bienvenue, ô combien ! Qui nous rassure : notre rassemblement a bien atteint son but. Et nous fait languir après la suite : « Bienenberg 2010 » ? Dieu voulant.
13h00 — L'heure des remerciements. Sont cités à l'ordre de l'ABE, David Rivero et l'Église de Malaga, irréprochables, les orateurs, excellents, les membres du Comité d'organisation, dévoués, les interprètes et traducteurs, infatigables, et, last but not least, le Seigneur lui-même, fidèle et bon, comme toujours.
13h30 — Ultime déjeuner. L'occasion pour l'assemblée d'exprimer sa profonde gratitude au personnel de la Casa. Au cuisinier en particulier, dont chacun a pu apprécier l'immense talent.
14h15 — Les taxis se succèdent devant la porte. Un à un, les congressistes disparaissent, leur valise pleine de beaux souvenirs et de solides résolutions.
14h30 — Une poignée de volontaires restés en arrière s'activent pour laisser les locaux dans un état impeccable.
15h30 — Le rideau se baisse sur « Malaga 2008 ».
Gracias a Dios por su bondad, y… ¡Hasta luego, amigos!
PA